dimanche 11 décembre 2016

Histoire et Bienfaits : le CHOCOLAT !

Histoire du chocolat 


inca


Il faut savoir que le chocolat a longtemps été considéré comme un médicament avant de devenir une gourmandise ! Les incas l’appelait « la boisson des Dieux » qui a d’ailleurs donné son nom scientifique : « Theobroma cacao », de Theo (Dieu en grec) et broma (boisson).
Voilà un aperçu de son histoire.

fève chocolat


Chez les populations précolombiennes, le chocolat avait déjà une double fonction alimentaire et thérapeutique. C’était par ailleurs un produit de luxe et les fèves de cacao étaient utilisées comme monnaie. Le xocoalt, le chocolat des Aztèques, avait peu de rapport avec celui d’aujoud’hui. Il s’agissait d’une boisson rouge, amère et sans sucre, préparée avec du cacao, de la farine de maïs, du piment et des graines de rocous.

chocolat chaud


De manière générale, avant le XIXe siècle, quand on parle de chocolat, il s’agit de boisson
Chez les Aztèques, c’était une boisson royale considérée comme un aphrodisiaque. Les observations des premiers médecins espagnols sur la pharmacopée des Amérindiens montrent que le chocolat était utilisé pour lutter contre les problèmes digestifs, la dysenterie et les fièvres.
En Colombie, les propriétés de la théobromine, principe actif du cacao, comme stimulant cardiaque étaient déjà connues. Par ailleurs, le beurre de cacao était utilisé pour traiter les brûlures et les problèmes de peau.

Les médecins espagnols concoctent, en élaborant des variations de la recette du chocolat aztèque, différentes préparations adaptées à chaque tempérament. Par exemple, les sanguins ont un chocolat dépourvu de farine de maïs, les mélancoliques un chocolat sans piment, alors que pour les flegmatiques, le chocolat doit être enrichi en épices et servi très chaud.

Assez rapidement, les Européens vont y ajouter du sucre, en dépit des recommandations de certains médecins.
Les premières chocolateries ouvrent au Mexique dès le XVIe siècle, puis la fabrication de chocolat se développe en Espagne où elle est confiée aux monastères réputés pour leur habileté dans le domaine de la pharmacopée.


anne d'autriche chocolat


En France, le chocolat est officiellement introduit à la cour de France par Anne d’Autriche, épouse de Louis XIII et fille du roi d’Espagne. Sa consommation dans l’entourage royal et dans la haute société va s’accroître sous le règne de Louis XIV pour atteindre son apogée sous celui de Louis XV.
À ce stade, le chocolat est déjà fort différent du chocolat des Aztèques. C’est néanmoins une boisson de luxe, très grasse dans la mesure où le beurre de cacao n’est pas isolé, à la préparation compliquée. La pâte de cacao est chauffée avec un peu d’eau dans une chocolatière, battue régulièrement avec un moussoir, préparée avec du sucre, ainsi que des épices comme le clou de girofle, la cannelle et la vanille, supposées rendre la boisson plus digeste.

De manière générale, les médecins attribuent au chocolat des propriétés fortifiantes et reconstituantes pour les personnes amaigries à la suite de maladies, en particulier les tuberculeux. Bien que peu digeste, il est considéré comme un fortifiant pour l’estomac (sauf pour les personnes jeunes et en bonne santé) et jusqu’au XIXe siècle comme un fortifiant du cerveau.
Toutefois, il est très tôt déconseillé de le consommer en excès, car il serait alors source d’insomnie, de constipation, il ferait épaissir le sang.

Au cours du XIXe siècle, l’invention de différents procédés permettant d’obtenir de la poudre de cacao en filtrant la graisse du beurre de cacao va permettre la préparation de boissons instantanées, beaucoup plus faciles à préparer et plus digestes. Le précurseur, van Houten, va être bientôt suivi par d’autres inventeurs, y compris dans des préparations renouant avec l’usage aztèque des céréales dans le chocolat si l’on considère par exemple Banania et sa poudre pour boisson instantanée à base de cacao, céréales et banane.





Le chocolat entre également dans la préparation de produits pharmaceutiques. Il est d’ailleurs vendu en pharmacie et fait partie des ingrédients des officines dès le XVIIe siècle. Il est rapidement utilisé dans les médicaments pédiatriques, essentiellement pour masquer l’amertume des principes actifs. L’usage des chocolats pharmaceutiques se multiplie au XIXe siècle.

On distingue alors cinq catégories de chocolats dit « médicaux » :
  les chocolats « fortifiants » ou « reconstituants », aliments très riches à destination des personnes amaigries à la suite de maladies ;
  les chocolats ferrugineux (différentes préparations contenant des oxydes de fer) ;
  les chocolats purgatifs ;
  les chocolats à la quinine contre le choléra ;
  les chocolats vermifuges.

Le fait que le chocolat, y compris alimentaire, soit distribué en pharmacie renforçait sa réputation d’aliment santé.

Si aujourd’hui on ne va plus acheter son chocolat en pharmacie et que, dépourvu du statut de médicament, il est passé du statut d’aliment à celui de friandise, il continue néanmoins à intéresser la recherche pharmaceutique et médicale, notamment pour les propriétés protectrices de ses stérols pour le cœur.






Bienfaits du chocolat


Le chocolat est un aliment énergétique !
100g de chocolat noir apportent 560 kilocalories quand 100g de pain n’en apportent que 250 !

Le chocolat est antioxydant !
Le chocolat est un aliment très riche en polyphénols, tout comme le vin rouge et le thé vert. Par son action sur les cellules, cet antioxydant diminue les risques de cancers et maladies cardio-vasculaires.

Le chocolat est un anti-cholestérol !
Le beurre de cacao contient deux tiers d’acides gras saturés (34% d’acide stéarique et 28% d’acide palmitique) et un tiers d’acides gras insaturés (35% d’acide oléique et 3% d’acide linoléique). Lors de la digestion, l’acide stéarique est transformé en acide oléique dont le rôle est de dissoudre les dépôts de mauvais cholestérol dans les artères et de les amener au foie pour élimination. Une consommation de chocolat modérée favorise donc l’élimination du mauvais cholestérol et la prévention contre les accidents vasculaires et les infarctus.

Le chocolat est stimulant !
La caféine et la théobromine contenues dans le cacao possèdent toutes les deux des propriétés stimulantes. La théobromine agit sur le système nerveux central et améliore les performances musculaires. La caféine, quant à elle, est connue pour augmenter la vigilance et aider à combattre la fatigue.

Le chocolat est euphorisant !
La sensation de plaisir ressentie en consommant du chocolat provoque la sécrétion d’une substance naturelle, sécrétée par notre propre organisme : il s’agit des endorphines, une substance euphorisante, psychostimulante et analgésique, dont la structure moléculaire est proche de celle des opiacés. A cette sensation de bien-être provoquée par notre corps, s’ajoutent d’autres molécules proches des endorphines, naturellement contenues dans le chocolat, dont la sérotonine, connue comme la « molécule du bonheur »…

Le chocolat est source d’oligo-éléments !
Le chocolat est une remarquable source de vitamines et d’oligo-éléments : 100g de chocolat noir à 70% de cacao couvriraient 20 à 50% des besoins journaliers d’un adulte en magnésium, potassium, phosphore, fer et cuivre (ces apports varient évidemment en fonction de la teneur en cacao).

Il est important de choisir un chocolat noir contenant au moins 70 % de cacao pour profiter d’une teneur importante en polyphénols.

Pour profiter des effets bénéfiques du cacao, il faut en consommer de façon régulière et modérée, accompagné d’une alimentation équilibrée. Il est ainsi conseillé de manger 10 à 20 grammes de cacao par jour, soit 1 à 2 carrés de chocolat.




  



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